Structures de léducation
spécialisée
Héritage de 2 siècles dHistoire : explique la complexité du système et la multitude dintervenants.
Tendance actuelle très forte : intégration et lutte contre lexclusion scolaires.
Les textes distinguent +/- explicitement 2 types de cas :
Lintégration vise plus nettement laccès à lautonomie. Elle suppose 1 Projet individualisé qui prend en compte :
Laccueil de lenfant handicapé (qui nécessite lintervention collaborante de nombreux professionnels) est-il compatible avec le fonctionnement de la classe ou de lécole ordinaires ?
Il existe...
3 niveaux dintégration :
3 types dintervention de lÉtat (" obligation de scolarisation ", LO. 30/6/75) :
Le handicap = du ressort de la CDES (Loi
dorientation du 30/6/75 et Décret du 15/12/75).
Concerne tout E handicapé jusquà sa sortie du système éducatif
(< 20 ans ; après : prise en charge par la COTOREP)
Ses attributions = 2 types de mesures, après avoir identifié le handicap :
La CDES peut déléguer les tâches dorientation (vers struct. relevant du MEN seulement, et lorsquil ny a pas dimplication financière) à 2 Commissions de Circonscription :
La saisine : par toute personne
qui a connaissance du cas de lE (avec information / accord
des parents). Ses décisions simposent aux établissements,
mais pas aux parents (sauf si E en danger : saisie du juge des E)
Remarque : il existe
de nombreux échanges entre les différents secteurs et
structures, fonction des évolutions de lE, des possibilités
locales,
lobjectif étant lintégration du
milieu scolaire ordinaire
I - Secteur de lAIS (Education Nationale)
1. Struct. de prévention
La prévention vise à lutter contre lexclusion par une aide spécifique permettant le maintien en milieu ordinaire.
En plus dune prise en charge individualisée au sein de lécole, il existe un Réseau dAides Spécialisées = RASED (Circ. du 9/4/90 : ils remplacent les GAPP créés en 1970). Sont placés sous lautorité de lIEN :
- classe dadaptation (permanente, +/- ouverte avec 1 noyau fixe ; maintien <1 an)
- regroupement dadaptation (la + fréquente : dans 1 école, environ groupe de soutien scolaire régulier mais temporaire)
avec 1 ou quelques E, faire que E prenne conscience de sa personne et de son statut délève en restaurant lestime de soi et lenvie dapprendre, par un réajustement des conduites corporelles, émotionnelles, intellectuelles (non par des supports "pédagogiques", mais des échanges, médiation du corps, par le jeu, le symbolique)
Remarque : le Psy. scol. et le Maître G doivent obtenir lautorisation explicite des parents, car se trouvent dans 1 situation de tête à tête avec lE et ont dautres approches que pédagogiques.
Il n'y a pas de fonctionnement unifié des RASED, mais 2 tendances :
- fiche de signalement remise aux enseignants afin dalerter le RASED
- dispositif de repérage par des tests, qui sont passés dans les classes
En principe : toute école relève d1 RASED, mais dans la réalité :
- choix décoles fonctions des priorités dactions, des besoins, des signalements
- interviennent surtout en C2 (car " dyslexies " = échec), et peu en C1 et C3
2. Struct. daccueil du 1er degré (orientation : CDES / CCPE)
(a) Classe de Perfectionnement
La loi qui les a créées (1909) na pas été abrogée (à la différence des SES qui les prolongeaient dans le Secondaire : transformées en SEGPA)
Elles accueillaient 1 population hétérogène (en grande difficulté scol., " arriérés mentaux " et " déficients intellectuels légers "), et tendent aujourdhui à disparaître, car :
... au profit d'une répartition entre : classe dadaptation et CLIS 1
Remarque : il y a ambiguïté entre (grande) difficulté scol. et handicap mental, avec croisements, mélange de populations (à la marge) dans les différentes structures
(b) CLIS (Circ. du 18/11/91)
(c) Établissements spécialisés autonomes (avec un internat)
3. Struct. daccueil du 2nd degré (Circ. du 20/6/96)
(a) SEGPA (anciennement SES)
Origine des E dune grande diversité (environ : 40% des Classes de Perf. et CLIS ; 40% des CM des classes ordinaires ; 10% de 6e du Collège ordinaire)
La CCPE monte 1 dossier, pour la CCSD qui oriente en SEGPA (dossier révisé en fin de chaque cycle du Collège : 6e, 4e et 3e ; fin de 3e, orientation par le conseil de classe, pour les E " normalisés " vers LEP... ; la CCSD est alors seulement informée)
Paradoxe : la CDES oriente des E qui sont handicapés, mais aussi non hand. (en difficulté scol.), vers 1 struct. qui relève de ladaptation = afin déviter les dérives des conseils de classe ; d'où 1 grande hétérogénéité des E, parfois difficilement compatible avec la hausse des exigences de formation (CAP = Niv. 5)
(b) EREA : leur spécificité = sont autonome (¹ intégrés dans 1 Collège), avec 1 internat éducatif
(c) UPI (Circ. du 17/5/95 : continuité des CLIS 1),
pour E handicapés mentaux
II - Secteur
Médico-Educatif
(régit par les "Annexes 24" : 1956 & Circ. du
30/10/89)
Accueil dE handicapés dont la scolarité nest pas possible en milieu scol. ordinaire.
Orientation par la CDES (sauf CMPP et CAMSP), car prise en charge finncière.
Les struct. sont souvent privées et gérées par des associations.
1. Struct. de prévention
(a) CMPP
Traite des troubles de la personnalité, du comportement, du language et de la psychomotricité.
Les équipes sont composées de : médecin, psychiatre, psychothérapeute, orthophoniste, psychomotricien, enseignants spé. (E, D ou G), AS
(b) CAMSP (Centre dAction Médico-Social Précoce)
Prise en charge d'E entre 0-6 ans. Equipes : idem CMPP (sans enseignants spé., car scolarisation non obligatoire)
(c) SESSAD (Serv. dEduc. et de Soins Spécialisés A Domicile) : rattaché à 1 des struct. du secteur (chaque struct. peut avoir 1 SESSAD)
2. Struct. daccueil
(a) IME : handicapé / déficience intellectuelle (essentiellement)
- IMP (IM Pédagogique) : 6-14 ans
- IMPro (IM Professionnel) : 14-20 ans
(b) IR ou IRP (IR Psycho-thérapeutique) :
E inadaptés / troubles de la conduite et du comportement (TCC) = perturbent les apprentissages
(c) établissements spécialisés, p/r 1 handicap moteur ou sensoriel, voire polyhandicapés
III - Secteur Socio-éducatif (= Protection sociale et judiciaire)
1. Serv. de prévention
Nécessite laccord des familles. Obj. : maintien en milieu familial si possible ; sinon : peuvent mettre en uvre un placement (famille daccueil ou établissement spé.)
La PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) prend souvent le relais de lAide sociale
(a) ASE (serv. dAide Sociale à lEnfance). Intervention : AS, PMI, (soutien financier, éducatif et psychologique)
(b) AEMO (Action Educ. en Milieu Ouvert), le plus souvent par la PJJ / Juge des enfants, assisté par :
- SEAT (Service éducatif Auprès du Tribunal)
- COAE (Centre dOrientation et dAction éducative)
2. Struct. daccueil
Lorsque lautorité parentale fait défaut = E en danger ou en voie de délinquance
(a) Foyer départemental de lenfance (= placement durgence +/- long)
(b) MECS (Maison dE. à Caractère Social ; les "héritières" des orphelinats)
(c) Foyers et centres surveillés (domaine de la PJJ)
IV - Secteur Sanitaire
Lorsque le maintien ou lintégration en milieu scol. ordinaire nest pas possible, selon avis médical :
1. Cure ambulatoire (= E malades mentaux)
(a) Hôpital de jour
(b) Centre de santé mentale (comme en hôpital de jour)
2. Cure intensive
(a) Centre hospitalier (Service de pédiatrie), pour les soins intensifs nécessitant une hospitalisation
(b) MECSan (Maison dE. à Caractère Sanitaire),
pour E diabétiques, épileptiques,
(c) Centre de réadaptation fonctionnelle,
pour E accidentés
+ Cf. aussi le tableau
récapitulatif des structures de l'éducation spécialisée