Elève en difficulté

 

I - Historique

1. L’enfant " difficile "

C’est celui qui pose problème, dont le comportement est gênant pour l’entourage (TCC…), avec comme idée sous-jacente que c’est l’E qui porte et génère les problèmes reprochés (et non son environnement) : réponse d’exclusion, de coercition p/r jugement de valeurs, sans chercher à comprendre le sens de ses conduites (qui traduisent 1 mal-être, 1 souffrance, …) = adapter l’individu à la société.

2. Les ’60 / ’70 (Bourdieu / Passeron)

L’individu est " mis " en difficulté par la société, d’où il a besoin d’1 aide sociale

3. Les ’80 et l’AIS

Abandon du terme " d’enfance inadaptée " au profit de l’E en difficulté, circulaires sur les RASED, …

II - Intérêts

III - Les limites

Selon la DEP (évaluations nationales CE2 / 6e) : 24,9% des E ne maîtrisent pas les compétences de base en français ou en maths = E en difficulté (?) ; dont 9,6% ne les maîtrisent ni en français, ni en maths = E en grande diff. (?)

Mais que veulent dire ces chiffres ? N’est-ce pas 1 mise en évidence d’1 dysfonctionnement :

Remarque : selon le nombre d’E accueillis en SEGPA / EREA, ce serait environ 3,8% qui seraient en grande difficulté. Mais ce chiffre est stable et correspondrait davantage à 1 nombre de places d’accueil qu’il faudrait maintenir pour garantir le nb. de postes d’enseignants spécialisés (dont la vocation pourtant serait de disparaître avec l’intégration des E handicapés et l’aide à + d’autonomie des E en diff.)

D’où, ne cherche-t-on pas à les compter, les catégoriser, les " inventer ", leur créer des besoins, pour pouvoir les aider (dans 1 but politique, économique, d’intérêt professionnel, …) ?

IV - Définition

Est donc en difficulté celui qui a été caractérisé comme tel par lui-même ou par les autres (famille, instances chargées de la " mise en conformité sociale et / ou scolaire, …). Est toujours associée à 1 procédure, 1 mesure d’aide.

+ Cf. aussi sur le sujet :
http://capsais.free.fr/CAPSAIS_IUFM/cours/difficul.htm